Démission et allocation chômage : les trois portes
Une démission classique ne donne pas droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE), sauf cas de démission dite légitime, qui sont limités. Deux autres portes existent pour partir avec des droits.
La rupture conventionnelle : si votre employeur l'accepte (il n'y est jamais obligé), vous vous mettez d'accord sur une date et une indemnité, l'administration homologue la convention, et vous ouvrez des droits à l'ARE comme après un licenciement.
C'est la voie la plus simple quand la relation est bonne.
La démission pour projet de reconversion professionnelle : si vous justifiez d'au moins cinq ans d'activité salariée continue, vous pouvez démissionner et percevoir l'ARE, à condition d'avoir fait valider votre projet par une commission régionale (Transitions Pro) avant de démissionner.
Le dispositif couvre deux types de projets : une reconversion qui passe par une formation, ou une création d'entreprise ; pour un futur agent commercial, c'est la création de votre micro-entreprise qui constitue le projet.
Il doit être réel et sérieux : un rendez-vous avec l'agence qui vous accueille, un plan de formation, un calendrier, un budget. Nos seize sessions de formation et la réunion d'information trimestrielle sont des pièces utiles dans ce dossier.
Ces règles sont celles de France Travail au 12 septembre 2026. Elles évoluent : vérifiez votre situation avec votre conseiller avant de poser votre démission.
Cumuler l'ARE avec le statut d'agent commercial
Une fois vos droits ouverts, vous pouvez créer votre activité d'agent commercial et continuer à percevoir une partie de l'ARE.
Le principe : chaque mois, vous déclarez vos revenus d'indépendant, une fraction en est déduite de votre allocation, et le reste vous est versé, dans la limite de vos droits et de votre ancien salaire.
Tant que vous n'encaissez pas de commission, ce qui est fréquent les premiers mois, vous touchez l'ARE entière. Une condition à ne pas rater : à chaque actualisation mensuelle, vous joignez le justificatif de votre chiffre d'affaires, même à zéro ; sans lui, l'allocation s'arrête.
Une alternative existe : l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE), qui verse 60 % de vos droits restants en capital, en deux fois (la moitié au démarrage, l'autre six mois plus tard si vous êtes toujours en activité), au lieu de l'allocation mensuelle ; ce capital est imposable.
Elle convient à ceux qui préfèrent une trésorerie de départ ; l'allocation mensuelle convient à ceux qui veulent lisser. On ne peut pas choisir les deux, et le choix mérite un calcul avec votre conseiller France Travail.
L'ACRE : des cotisations réduites au démarrage
L'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (ACRE) réduit les cotisations sociales de l'indépendant au démarrage, sous conditions (demandeur d'emploi indemnisé ou non, notamment).
Pour les activités créées à partir du 1er juillet 2026, l'exonération est de 25 % (elle était de 50 % auparavant) et court jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début d'activité : démarrer en début de trimestre en profite plus longtemps.
La demande se fait au plus tard le soixantième jour après le début d'activité : ne l'oubliez pas.
Hors ACRE, les cotisations d'un agent commercial en micro-entreprise sont de 25,6 % de ce qu'il encaisse (URSSAF 2026). C'est ce taux que retient le simulateur, pour ne pas embellir le calcul avec une aide temporaire.
Le statut : micro-entreprise en quelques minutes
L'agent commercial en immobilier exerce en général en micro-entreprise : création en ligne en quelques minutes, cotisations proportionnelles à ce que vous encaissez.
Si vous n'encaissez rien, vous ne payez rien de cotisations ; seule la cotisation foncière des entreprises arrive à partir de la deuxième année, un minimum qui dépend de la commune, souvent autour de 227 €.
Un compte bancaire dédié à l'activité devient obligatoire dès que vous dépassez 10 000 € de chiffre d'affaires deux années de suite : autant l'ouvrir tout de suite. Comptez de quatre à dix semaines entre la déclaration en ligne et la notification d'affiliation.
Vous vous inscrivez ensuite au registre spécial des agents commerciaux (23 €, sans limite de durée), vous souscrivez une assurance responsabilité civile professionnelle, obligatoire, et l'agence commande votre attestation d'habilitation, qui vous autorise à négocier pour son compte (50 € à votre charge chez Joya) : c'est toujours le titulaire de la carte qui fait cette démarche, jamais vous.
Deux seuils à connaître pour la suite : au-delà de 37 500 € encaissés dans l'année, vous facturez la TVA (neutre pour l'agence, qui la récupère) ; au-delà de 83 600 €, vous sortez du régime micro et un expert-comptable devient utile. Ce sont de bons problèmes.
Vous restez indépendant : pas de lien de subordination, pas d'horaires, pas d'objectifs imposés. La page statuts compare ce cadre au VRP et au mandataire en réseau.
Le calendrier réaliste
Comptez de trois à six mois entre votre premier mandat et votre première vente signée. En comptant l'acte chez le notaire, trois à quatre mois après le compromis, prévoyez de quoi vivre sans revenu d'activité pendant six mois : c'est ce que le cumul ARE est fait pour couvrir.
Pendant ce temps, les seize sessions de formation se déroulent une journée par semaine, sur environ quatre mois, et le reste de la semaine se passe sur le terrain, avec un manager en appui.
Une chose à savoir avant de partir : ce métier ne se fait pas à mi-temps, et vos clients ne vous attendront pas.
Rien ne l'interdit, mais garder son emploi « en parallèle » pour tester ne fonctionne pas : on ne rentre pas de mandats le soir. Si ce n'est pas le bon moment, restons en contact : le bon moment viendra.
Ce que Joya met en face
Aucun frais d'entrée, aucun apport. Les seize sessions de formation en salle sont offertes (une valeur de 600 € HT), puis Joya Academy prend le relais en continu.
Le seul coût est le pack Joya Lifestyle, 120 € TTC par mois, qui couvre le logiciel métier, l'adresse @joya.fr, la diffusion sur les portails, le studio média, les portraits professionnels, les services marketing et administratif de l'agence.
Pour poser vos questions avant de décider, deux formats : la réunion d'information trimestrielle dans votre secteur, ou un rendez-vous de 45 minutes avec Josselin, en agence à Troyes ou en visio.
